Les installations de gaz nous permettent de cuisinier, chauffer notre logement ou notre eau. Cependant, mal entretenu, il peut représenter un risque de sécurités pour les occupants. Depuis 2007, il est obligatoire de faire vérifier ces installations de gaz lors d’une vente ou une location, un diagnostic qui permet d’éviter les accidents liés au gaz et de garantir la sécurité des futurs occupants.
Qu'est-ce qu'un diagnostic gaz ?
Le diagnostic gaz est une inspection qui vise à évaluer la sécurité des installations de gaz dans l’enceinte d’un bâtiment ou d’une maison. Cette inspection concerne toutes les installations fixes, qu’elles soient pour la cuisine, le chauffage ou l’eau chaude sanitaire.
Obligatoire lors de la vente ou la location d’un bien équipé d’une installation de gaz, le diagnostic doit être renouvelé tous les 6 ans pour les installations de gaz de plus de 15 ans et tous les 3 ans, pour les installations de plus de 30 ans.
Comment s'effectue cette inspection ?
Effectuée par un professionnel certifié ou généralement un diagnostiqueur immobilier, l’inspection des équipements au gaz se fait après une prise de rendez-vous avec le propriétaire du logement ou le locataire.
Une fois sur place, le diagnostiqueur examine en premier lieu :
- l’état des installations fixes de chauffage et de production d’eau chaude (chaudières, chauffe-bain) fonctionnant au naturel, butane ou propane et leur raccordement,
- l’état des tables de cuisson et leur raccordement,
- l’état des équipements de ventilation et d’aération des pièces où fonctionnent ces appareils.
Ensuite, il procède à une série de tests de sécurité afin de vérifier le bon fonctionnement des équipements, qu’il n’y a pas de fuites de gaz et que les dispositifs de sécurité sont aux normes.
L’inspection n’est pas invasive, chaque élément pouvant être vérifié sans être démonté.
Qu'est-ce que sont les anomalies ?
Lors de ce diagnostic immobilier gaz, le diagnostiqueur suit une méthodologie strictement réglementée et doit valider des points de contrôle spécifiques.
Lorsque que l’un de ces points de contrôle n’est pas conforme, il devient une anomalie et elle doit être classée en fonction de sa gravité.
Anomalie A1 : Anomalie qui peut être prise en compte lors d’une prochaine intervention sur l’installation.
Anomalie A2 : Anomalie qui demande une réparation dans les meilleurs délais, sans que la fourniture de gaz soit interrompue.
DGI (Danger Grave et Immédiat) : Anomalie grave qui nécessite une interruption immédiate de l’alimentation en gaz par le professionnel jusqu’à suppression du ou des défauts constituant la source du danger.
Anomalie 32c : Chaudière de type VMC GAZ présente une anomalie liée au dispositif de sécurité collective (DSC) qui justifie d’une intervention de vérification, relayée au syndic ou au bailleur social par le distributeur de gaz.
Combien coûte un diagnostic gaz ?
Plusieurs critères peuvent entrer dans le coût de cette inspection, la surface habitable, la vétusté de l’installation de gaz, le professionnel. Il varie, en moyenne, entre 80 et 150 euros.
Mais il est possible d’inclure les charges liées au diagnostic gaz dans une vente ou une location et il sera à la charge de l’acheteur ou du locataire.
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